Le patron applique la règle en la matière, après avoir balisé l'engin il donne sa position aux autorités. Une opération de déminage est programmée. Coïncidence dans les parages de l'île se déroule un exercice avec des navires de guerre dont six chasseurs de mines tripartites. C'est le chasseur Lyre commandé par le capitaine de frégate Jean-Christophe Oliéric qui est chargé de la mission de destruction de l'engin qui se déroule le jeudi 11. Il est 14 h à bord, c'est l'effervescence, mais une activité où l'on ressent très vite la méthodicité et le professionnalisme.
Au central opérationnel, les écrans des sonars ont repéré la cible. Une équipe de plongeurs et une de soutien en surface embarquent sur deux puissants canots pneumatiques, « ils vont en reconnaissance pour positionner l'engin, installer un parachute pour le soulever et le déplacer dans la zone préétablie de pétardement », indique le commandant.
Règles de sécurité, précautions d'emploi, surveillance de la zone, dispositifs d'intervention, font que chaque étape est longue, « mais cela est nécessaire pour éviter tout accident ».
Mais si tout est programmé, tout ne se passe pas comme prévu et il faut parfois revenir sur les opérations en cours. C'est bientôt le compte à rebours et les ordres se succèdent à grande vitesse puis à 17 h 43, une forte détonation et un peu de remous en surface indiquent que l'obus a été détruit et qu'il ne présente plus de danger pour la navigation.
Mission accomplie, après avoir amené l'engin à l'endroit voulu pour le contre-déminage, les plongeurs démineurs l'ont fait sauter avec une charge explosive qu'ils ont appliquée dessus.
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