Elle nous a habitués à ses traversées à travers les océans en planche à voile, l’Atlantique, le Pacifique et l’Indien... Cette fois-ci Raphaëla
Le Gouvello ne fait « que » le tour de la Bretagne et pourtant, pour ses
admirateurs, chaque fois qu’elle monte sur sa planche c’est déjà un
exploit en soi.
Partie de Saint-Malo le 17 mars, la planchiste fait étape de port en
port pour soutenir une cause qui lui tient à cœur, le développement
durable, la préservation de la planète, l’accès à l’éducation pour tous,
y compris les plus démunis. Jeudi, elle a relié l’île de Groix à
Belle-Ile où elle est arrivée dans l’après-midi.
Des fans dans son sillage
Partout dans son sillage, elle entraîne des fans, et propose à ceux qui
le souhaitent et le peuvent d’essayer sa planche à voile. Pascal Pouget,
véliplanchiste de compétition, est de ceux-là. Il s’est levé à 3 h le
jour même pour suivre Raphaëla dans son étape entre les deux îles. «
J’ai rencontré Raphaëla il y a deux ans. C’est une grande dame et une
grande ambassadrice pour notre sport ». Basé à La Rochelle, il a
lui-même le projet de remonter la Loire en planche à voile le mois
prochain. Il a essayé celle de Raphaëla et n’en revient pas. « J’ai
navigué par plus de 20 nœuds de vent et physiquement sa planche est
extrêmement difficile. Tout est à son mérite, elle connaît très bien son
engin, c’est une grande championne, je lui dis merci pour tout ce
qu’elle fait pour notre sport ». Quant à Raphaëla, elle confie : « Je
suis venue à Belle-Ile en septembre 2005, j’y ai trouvé un accueil
extraordinaire.
C’est de là qu’a germé l’idée de faire ce tour de la Bretagne. »
« J’ai envie de faire passer des messages... »
Une fois posé le pied à terre, la planche au mouillage, c’est le volet
pédagogique de son projet qui est mis en avant. « J’ai envie de faire
passer des messages aux enfants et aux plus grands sur la nécessité de
se préoccuper du développement durable. Au fur et à mesure des étapes,
je découvre des enjeux liés au littoral breton, c’est souvent complexe.
Il existe des sujets délicats, le parc de l’Iroise, le projet Lafarge
d’extraction de sable... A Belle-Ile on est tous confrontés à ce que va
être l’avenir du littoral ». Après avoir déjà pu discuter de ces
questions au cours d’un apéritif offert à son arrivée, Raphaëla devait
poursuivre le débat au cours d’une projection de son film au Cal sur sa
traversée de l’Océan Indien.
Le Télégramme
